Vers une crise « durable » ?

Vendredi 29 mai 2009

À force de tirer sur la corde elle finit par casser

  • Jacques Prévert [1]

Ces derniers temps, il a beaucoup été question de la crise économique qui sévit aux États-Unis et de « la tempête » qui menaçait le Québec. Pourtant, le gouvernement actuel ne semble pas vouloir se doter des outils économiques appropriés tels que des indicateurs sur le passif environnemental ou un indice de bien-être véritable [2] pour comprendre cette crise singulière. D’autres appelleront cette crise du développement, non viable, par le vocable que lui attribuent habituellement les économistes écologistes [3] , « une crise de la croissance ».

Il est étonnant que nos élus fassent si peu de cas de l’épuisement du pétrole qui préoccupe pourtant grandement les grands stratèges des grandes banques mondiales et l’Agence internationale de l’énergie (AIE). La demande mondiale de pétrole décroît à un rythme jamais vu auparavant. Les États-Unis, qui sont les plus grands consommateurs au monde, ont diminué leur demande de 4 % en 2008. [4] Le prix du pétrole qui a atteint le sommet de 150 $ le baril en juillet 2008, a touché de plein fouet un grand nombre de ménages américains. Étant donné l’étalement urbain en Amérique du Nord et son corollaire, les transports collectifs déficients, la majorité de la population américaine est dépendante de l’automobile. De nombreux banlieusards, déjà endettés par des prêts hypothécaires trop facilement obtenus, n’ont pu soutenir la hausse du prix du pétrole sans faire faillite. [5] Or, on préfère attribuer la présente crise économique à des déterminants strictement financiers plutôt que de remettre en cause les répercussions d’un développement non viable.

Épuisement d’une énergie non renouvelable

Des stratèges économiques de la CIBC et de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) s’inquiètent de l’arrêt des investissements dans les projets de production de pétrole, de leur report ou tout simplement leur abandon par les pétrolières. Dû à la récession, le potentiel des nouveaux gisements de pétrole ne sera pas exploité, disent-ils, puisque la demande connaît une forte baisse et que les prix sont trop bas, ce qui fait en sorte que les investisseurs s’en désintéressent.

Rubin et Buchanan, de la CIBC, soutiennent que contrairement aux crises pétrolières antérieures, le retour du prix du pétrole de la Mer du Nord à 10 $ le baril n’est plus possible. Cependant, ils n’abordent qu’indirectement la rareté et l’épuisement du pétrole « light sweet crude » qui approvisionnait les marchés mondiaux à des coûts de transformation beaucoup moindres que les sables bitumineux. La croissance économique des sociétés industrielles repose sur cette ressource naturelle non renouvelable depuis près de 50 ans. L’AIE observe quant à elle que « les champs de pétrole en exploitation sont de plus en plus petits et souvent en haute mer (…) De même, les champs offshore (en mer) connaissent des taux de déclin de production plus rapides que les champs onshore (à terre). » [6]

Selon la même source, le Brésil et l’Angola planifient l’exploitation des gisements en eaux profondes, car leurs réserves de pétrole conventionnel auraient chuté en 2007. Le Venezuela qui a nationalisé sa production de pétrole de sables bitumineux sollicite les compagnies privées afin qu’elles investissent dans sa production nationale. Pendant ce temps, l’Alberta projette de devenir le principal fournisseur de pétrole brut avec les sables bitumineux. Sa production sera trois fois plus importante que celle de l’Arabie Saoudite au cours des deux prochaines décennies [7]. En dépit des coûts pour la prospection, le développement et la production d’un baril de pétrole de sables bitumineux qui coûtent environ 90 $ le baril [8] pour se vendre 40 $ le baril aujourd’hui. Pour ce qui est des sites en mer profonde (dans le golf du Mexique, entre autres), les gisements ne redeviendront rentables qu’au prix de 60 $. [9]

Actuellement, la réduction de la production de pétrole est estimée à 4 millions de barils par jour. Lorsque la demande mondiale reprendra, c’est la moitié d’un billion de dollars en investissement par année qui seront nécessaires pour compenser le ralentissement de la production actuelle. [10] Les projets d’investissement dans la production de pétrole qui ont été abandonnés ou reportés représentent deux tiers de la croissance qui avait été anticipée pour la prochaine décennie. Selon l’AIE, le coût marginal de production des nouveaux projets de sables bitumineux, principale source des nouveaux approvisionnements, est le double du prix du baril de pétrole vendu actuellement.

Le cercle vicieux du pic pétrolier

Ce portrait de la production pétrolière mondiale confirme que le pic pétrolier se poursuit. L’AIE et la CIBC dévoilent à travers leur pronostic respectif que l’exploitation des nouveaux gisements seront de moindre envergure, plus éloignés et plus rares, à un coût beaucoup plus élevé. Il faut donc s’attendre à une « crise durable » qui s’alimentera d’elle-même, tant que le Québec et le Canada ne remettront pas en question leur dépendance au pétrole et choisiront de ne pas investir dans les énergies renouvelables.

S’il y a reprise économique, un écart de 2 millions de barils par jour entre la demande et l’offre est anticipée dès 2010. L’inventaire global du pétrole chutera donc de nouveau et le prix du pétrole augmentera en conséquence. Pour qu’il y ait rattrapage au niveau de l’offre, il faudra que le prix du pétrole augmente et revienne à un prix de 100$ [11] . Paradoxalement, dans une analyse d’octobre 2008, Rubin et Buchanan de la CIBC, soutenaient « que si le prix dans les trois chiffres pour le baril de pétrole était ce qui a donné lieu à la récession, ce qui y mettra fin serait le retour au prix de 60 $ le baril » [12]

La poursuite de l’exploitation des sables bitumineux augmentera l’empreinte environnementale des Canadiens et des Québécois, déjà parmi les plus destructrices au monde, contribuant tout autant à l’augmentation des gaz à effet de serre et au réchauffement climatique. Les sables bitumineux représentent déjà près de 8.3 % de la consommation de pétrole des Québécois. Autre aspect non négligeable, au Québec comme en Ontario, certains pétroles lourds achetés au Mexique et au Venezuela sont à peu près aussi riches en carbone que le bitume provenant des sables de l’Ouest. [13]

Le réchauffement climatique : le temps presse

En 2007, le rapport du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC) déterminait que les émissions de GES ne devaient pas dépasser 450 parties par million (ppm) mondialement pour éviter des changements irréversibles et incontrôlables du climat. En 2008, le scientifique James Hansen du Goddard Institute de la Nasa [14] soutenu par 9 autres scientifiques, démontre que pour éviter un emballement du climat, l’objectif de réduction de GES doit être fixé à 325 ppm et se réaliser dans la prochaine décennie [15] . Nous avons déjà atteint 388 ppm et pour réaliser cet objectif d’ici 2020, il faudrait cesser l’extraction et la production de sables bitumineux dès maintenant, bannir tout projet de centrale au charbon et mettre en place le plus rapidement possible des technologies pour séquestrer le carbone. Hansen insiste aussi sur l’importance d’établir un prix pour l’émission de carbone dans l’atmosphère :

  • « La croissance continue des émissions de GES, si elle se poursuit pendant seulement une décennie, éliminera pratiquement la possibilité d’un retour à court terme de la composition atmosphérique sous le niveau du point de basculement avec des effets catastrophiques (…) Le prix du carbone devrait éliminer l’usage des énergies fossiles non conventionnelles, à moins que le CO2 puisse être séquestré. Un système de compensation pour l’amélioration des pratiques en foresterie et en agriculture pour séquestrer le carbone pourrait être mis en place pour éliminer le dépassement de CO2. En ajoutant des politiques coordonnées pour réduire les GES autres que le CO2, il nous apparaît encore réalisable d’éviter un changement climatique catastrophique (…) » [16]

Cet effort nous concerne, car en 2008 chaque Canadien générait cinq tonnes de GES. Collectivement, cela représente 25 % de toutes les émissions au Canada. Près de 73 % de nos émissions proviennent des hydrocarbures . [17]

Une taxe sur le carbone

Depuis le rapport Brundtland publié en 1987 et l’émergence du nouveau paradigme du développement durable, le Parti libéral et le Parti conservateur ont investi uniquement dans des mesures volontaires, des subventions aux industries sans obligations de résultat, des campagnes d’information pour les consommateurs pour diminuer les émissions de GES. Ces mesures inefficaces n’ont pas freiné l’augmentation de GES de 30 % sous le seuil de 1990. Les discussions portant sur « des cibles à atteindre », des « plans d’action », des « plans verts » ou encore des « échéanciers » [18] n’ont jamais mené à l’adoption de réglementations gouvernementales et de mesures économiques telle qu’une taxe sur le carbone et les autres énergies fossiles pour réduire les GES. Seules des mesures obligatoires inciteraient les industries à investir dans les énergies renouvelables en cessant le « dumping de CO2 » dans l’atmosphère . [19]

Pourtant en 2009, la Table ronde nationale sur l’environnement et l’économie (TNEE) a remis au gouvernement fédéral un rapport dans lequel les membres recommandent aux municipalités et aux gouvernements fédéral et provinciaux de réduire les impacts environnementaux du demi-million d’immeubles commerciaux qui génèrent 13 % des émissions de carbone au Canada. Les commissaires sont unanimes : une taxe sur le carbone s’avère impérative pour réduire les émissions de CO2 et établir un prix à la pollution atmosphérique pour atteindre zéro émission . [20]

Pour le Québec, les revenus générés par une taxe sur le carbone pourraient être investis dans un fonds dédié au développement du transport public et aux transports intermodaux pour les marchandises. Ce fonds dédié, contrairement à un fonds consolidé tel que le Fonds vert, aurait une plus grande acceptabilité sociale, précisément à cause de son objectif principal d’agir contre le réchauffement climatique. Il aurait aussi pour but de diminuer notre empreinte écologique, d’augmenter notre productivité par un transport plus efficace, d’éliminer notre dépendance au pétrole et de rétablir notre balance commerciale. Il favoriserait une plus grande équité sociale relativement aux modes de transports disponibles pour l’ensemble de la population. Mais surtout, ce fonds dédié jouerait le rôle d’une sortie d’urgence, si l’on peut dire, face au cycle du carbone. Il contribuerait à la création d’emplois par des investissements dans le développement du train léger sur rail (Bombardier), la locomotive biénergie diesel/électrique (Railpower), les barges, les voiliers de marchandises (chantier maritime de Sorel), etc. De nombreux économistes et environnementalistes invoquent l’urgente nécessité d’implanter une taxe sur le carbone au Canada. Cette taxe devrait toutefois respecter le principe d’équité marginale.

Équité marginale

 [21]

Le principe d’équité marginale consiste à distribuer le coût des émissions de GES à chacun des secteurs de l’économie, soit les secteurs industriels et commerciaux, mais également à tous les consommateurs. Cette répartition équitable du coût des émissions polluantes fait en sorte qu’il est plus avantageux pour chacun de participer à la réduction des émissions de GES, à un moindre coût pour la société dans son ensemble. Le but à long terme est de fournir le même prix pour chaque unité d’émission de GES supplémentaire à tous les acteurs économiques. À l’heure actuelle, au Canada, ce ne sont que certains secteurs industriels qui ont été ciblés par une taxe sur le carbone d’environ 20 $ la tonne. Néanmoins, les constructeurs d’automobiles et les automobilistes sont aussi de grands émetteurs de GES, mais ils ne paient pas à la mesure de la pollution qu’ils génèrent. Dans cette perspective, il y a consensus parmi ces économistes et environnementalistes pour mettre en place une taxe sur le carbone graduelle fixée à 10 $ la tonne et augmentant chaque année pour atteindre le prix d’émission à la tonne conforme aux ententes internationales de réduction de GES.

Changements technologiques

Pour sortir du cycle du carbone d’origine humaine, notre système économique doit réduire l’intensité énergétique de tous les secteurs et viser la diminution de dioxyde de carbone (CO2) par unité d’énergie, selon Chris Green, économiste à l’université McGill [22] . Seuls les changements technologiques ayant pour but d’accroître l’efficacité énergétique et l’utilisation de sources d’énergie à faible teneur en gaz à effet de serre peuvent donner des résultats.

Selon les calculs de Green, la moyenne du taux annuel maximal du déclin de l’intensité énergétique possible est évaluée à 1,18 % par année, soit 0,88 % pour l’efficacité énergétique et 0,30 % pour la transformation vers une économie d’énergie à faible intensité. Considérées sous cet angle, la réalisation du déclin de l’intensité énergétique souhaitable et la réduction des émissions de GES au Québec et au Canada nécessiteront l’investissement d’une grande part du produit national brut dans les énergies renouvelables. Il s’agit d’un défi d’une grande ampleur qui ne sera faisable que sur plusieurs décennies et même jusqu’en 2100, selon Green et Jaccard. La nécessité d’une planification à long terme conformément aux dispositions de la Loi sur le développement durable s’impose dès maintenant.

Des mesures inefficaces pour l’efficacité énergétique au Québec

Le Québec n’atteint pas l’objectif visant le déclin de l’intensité énergétique pour réduire les GES en fonction des engagements face au Protocole de Kyoto. En 2007, le gouvernement Charest a imposé une taxe de 0.8 cent le litre sur le raffinage, l’importation ou l’échange des hydrocarbures, tout en interdisant aux raffineurs de l’inclure dans le prix de vente aux consommateurs. Cette taxe non indexée, alimente le Fonds vert et représente globalement 3 $ la tonne équivalent CO2 ($3/tCO2). Plusieurs modélisations économiques, effectuées afin de calculer le prix à payer à la tonne pour les émissions de CO2 générées au Canada afin d’atteindre les cibles fixées par le protocole de Kyoto, indiquent que dès 2000, il aurait fallu payer 125 $/tCO2, soit 41 fois la taxe sur le carbone fixée par le gouvernement Charest. [23]

Également, dans le récent programme du Plan d’ensemble sur l’efficacité énergétique et nouvelles technologies de l’Agence d’efficacité énergétique, l’ensemble des mesures visant le secteur des transports ne fait appel qu’à des moyens inefficaces comme le volontarisme et l’information aux consommateurs. À titre d’exemple, l’une de ces mesures consiste en une remise de 1 000 $ au consommateur lors de l’achat d’une nouvelle automobile consommant moins de 10 litres au 100 kilomètres. C’est l’exemple même de ce que Jaccard appelle une mesure pour « free rider » ou de « bénéficiaire sans contrepartie », c’est-à-dire que le bénéficiaire reçoit une subvention injustifiée, puisque sans l’aide financière gouvernementale, ce dernier aurait tout de même procédé à un tel achat. D’autre part, le gouvernement et la société dans son ensemble n’en tire aucun bénéfice du point de vue environnemental et économique puisqu’aucun gain en efficacité énergétique n’en résulte pour la communauté.

Au Québec, la redevance sur l’achat d’une automobile moins énergivore est une mesure qui n’a aucune répercussion sur la réduction de consommation d’automobile et de pétrole, tous deux néfastes pour notre économie. On observe plutôt un effet rebond [24], puisque l’achat d’automobiles a augmenté de 5,2 % en 2008 lorsque les consommateurs incités par la hausse du prix de l’essence ont acheté surtout des voitures sous-compactes [25] . La conséquence de tel programme est l’attribution d’une subvention à l’automobiliste à même les fonds publics, plutôt que d’investir dans des moyens de transport collectif plus efficaces, et tout cela se fait en invoquant l’efficacité énergétique. Le consommateur qui utilise cette subvention aurait de toute manière acheté une auto moins énergivore compte tenu des circonstances et de l’implantation de nouvelles normes écoénergétiques, puisque celles-ci seront bientôt obligatoires en Amérique du Nord.

Ces mesures inefficaces créent en quelque sorte une catégorie de bénéficiaires sans contrepartie, dont l’exemple le plus représentatif est le remboursement d’impôt accordé par le gouvernement Harper en 2007 pour les usagers du transport en commun. Il s’agit d’une dépense gouvernementale qui ne contribue pas à améliorer les infrastructures du transport collectif ni à augmenter le nombre de ses usagers, alors que la somme de 635 millions de dollars dépensés annuellement aurait gagné à être investie dans de nouvelles infrastructures de transport collectif.

Ampleur du virage

Si plusieurs misent sur un investissement important dans le solaire, l’éolien, la géothermie et la biomasse ainsi que l’économie d’énergie pour réduire les GES et réduire la consommation d’énergies fossiles, Green et Jaccard ne croient pas que la crise énergétique se résoudra uniquement par les technologies vertes. Un écart énergétique considérable existe entre les énergies renouvelables disponibles et celles nécessaires pour réduire les émissions de GES. Le virage requis est d’une grande ampleur compte tenu du délai dont nous disposons pour agir contre le réchauffement climatique. Un effort à long terme est nécessaire pour développer des technologies sans carbone et de séquestration du CO2 à une large échelle.

Une voie à suivre…

Aux États-Unis, la Californie et le Mayrland appliquent le « decoupling » ou découplage qui vise à réduire la consommation d’énergie électrique tout en augmentant les profits par une légère hausse des tarifs de 1 % à 2 % afin d’investir dans la production d’énergies renouvelables. La Californie appliquait déjà une tarification de 5 niveaux pour la consommation d’énergie électrique. Il en résulte que le consommateur californien moyen consomme 40 % moins d’énergie que la moyenne des Américains. La hausse du tarif est investit dans l’efficacité énergétique et les citoyens sont les premiers à bénéficier du programme en participant à développer les énergies renouvelables. [26]

Dans leurs mémoires respectifs soumis au BAPE en décembre dernier, Fondation Rivières [27] et Nature Québec [28] proposent aussi un programme d’efficacité énergétique et d’économie d’énergie conforme au développement durable pour le Québec. Ces deux groupes écologistes ont démontré l’impact environnemental dévastateur et digne d’un autre siècle du projet de quatre barrages sur la rivière Romaine de la Côte-Nord. Ce projet ennoiera un territoire de 250 kilomètres carrés et rendra nécessaire la construction d’une route de 500 kilomètres dans la forêt boréale. Il est navrant de constater que malgré ces options écologiques, tous les partis politiques représentés à l’Assemblée nationale appuient le projet, incluant Québec Solidaire qui a déposé un mémoire [29] en faveur du projet. A tant vouloir tirer sur la corde pour consommer jusqu’au bord du gouffre les énergies qui s’épuisent et exploiter nos écosystèmes en péril, il est probable que le Québec deviendra bientôt non pas le troisième, mais le deuxième peuple le plus énergivore de la planète, après le Canada.


  • [1] Jacques Prévert, Grand bal du printemps, édition du Cherche midi, Paris, 2008, p.54.
  • [2] Harvey Mead, « Les crises et le développement », Gaïa Presse, 27 janvier 2009
  • [3] Plusieurs économistes ont développé ce domaine interdisciplinaire qu’Herman Daly a défriché dans les années 70 avec son livre Steady state economy (1970) et ensuite For the Common Good (1989).
  • [4] Jeff Rubin et Peter Buchanan, « Oil prices : another spike ahead », CIBC World Markets inc., site Internet, 23 janvier 2009.
  • [5] Peter Newman, Timothy Beatley, Heather Boyer. Resilient Cities - Responding to Peak Oil and Climate Change, Island Press, 2008, émission radiophonique portant sur cette question, ABC National Radio, http://www.abc.net.au/rn/ockhamsraz….
  • [6] Gérard Bérubé, « Le pétrole continue sa chute à New York », Le Devoir, 7 novembre 2008.
  • [7] Jeff Rubin, Ibid.
  • [8] Ibid.
  • [9] Ibid.
  • [10] Ibid.
  • [11] Ibid.
  • [12] Jeff Rubin, Buchanan Peter, « What’s the Real Cause of the Global Recession ? », CIBC World Markets inc., 3 octobre 2008, traduction libre..
  • [13] Louis-Gilles Francoeur, « Projets d’importation d’énergies fossiles. Les écologistes resteront à l’affût », Le Devoir, 23 janvier 2009.
  • [14] James Hansen et al. « Target atmospheric CO2Where should humanity aim ? », The Open Atmospheric Science Journal, 2008, 2, 2 17-231, http://www.columbia.edu/ jeh1/2008/…,
  • [15] Ibid. P.235. Traduction libre et soulignement ajouté.
  • [16] Ibid. P.236. Soulignement ajouté.
  • [17] Ibid. P.86.
  • [18] Green Plan (1990), National action program (1995), Action plan 2000 (Paul Martin), Climate change plan for Canada(2002), Project Green (2005- ministre Dion) Écoenergy (gouvernement Harper).
  • [19] Jeffrey Simpson, Mark Jaccard, Nic Rivers, Hot air. Meeting Canada’s climate change challenge, Mc Clelland & Steward, Ontario, 2007, 265 pages.
  • [20] Ibid
  • [21] Mark Jaccard, « Designing Canada’s Low-Carb Diet : options for effective Climate Policy », C.D. Howe Institute, 2007. « (…) economist refer to the equi-marginal principle : society’costs of achieving a certain level of emissions would be minimized if every emitter reduced emissions to the point where the cost of additional reductions were the same for everyone. This outcome would be most likely if every emitter faced the same cost penalty for the next unit of emission, the same GHG emission tax, the same GHG emissions permit price, and so on. » p.13.
  • [22] Chris Green, « The developing debate over climate policy : energy efficiency, renewable energies, and the economic cost of stabilizing climate without major new technologies », Department of Economics, McGill University, juin 2003, 50 p.
  • [23] Nic Rivers, « Federal and provincial climate change policy : Repeating past mistakes ? », Queen’s institute of Intergovernmental Relations 17-18 octobre 2008.
  • [24] Selon la Table ronde nationale sur l’environnement et l’économie (TNEE),128p.http://www.nrtee-trnee.com/fra/publ… « L’expression « effet de rebond » est employée pour décrire l’utilisation accrue d’un produit plus efficient en raison de la diminution de son coût d’utilisation. Par exemple, si des économies sont réalisées en conséquence d’un investissement dans des technologies plus efficaces, d’autre équipement consommateur d’énergie peut être acheté avec les liquidités disponibles, ce qui fait que les économies d’énergie sont annulées. De plus, même si un équipement plus efficace est installé, le consommateur ne l’exploite pas forcément à un niveau de rendement optimal. Enfin, si avec le temps la consommation d’énergie diminue, le prix de l’énergie pourrait aussi baisser et les économies possibles ne seraient plus une bonne motivation. » p.16
  • [25] Sébastien Templier, « Vente de véhicules de tourisme en 2008. Le Québec n’a pas craint la crise »,La Presse,16 février 2009.
  • [26] Living on earth, le 30 janvier 2009, émission radiophonique, National public radio (NPR), 30 janvier 2009, http://www.loe.org/shows/shows.htm?…
  • [27] Fondation Rivières, Projet d’aménagement hydro-électrique sur la rivière Romaine, mémoire soumis au BAPE, décembre 2008, 103 pages, http://www.bape.gouv.qc.ca/sections….
  • [28] Nature Québec, Une production d’énergie à la….Romaine. Le projet de la Romaine ne résiste pas à l’analyse économique et écologique, mémoire soumis au BAPE, décembre 2008, 69 pages, http://www.bape.gouv.qc.ca/sections….
  • [29] Association de Québec Solidaire Duplessis-Côte Nord, mémoire, novembre 2008,8 pages.