SAVOIRS ET UNIVERSITES : BIENS COMMUNS, SERVICE PUBLIC ET RESPONSABILITES

Jeudi 9 décembre 2010

Des années 60 à 2010, le Québec est passé de la démocratisation de l’accès aux connaissances à une instrumentalisation de celles-ci. Mouvement idéologique ou résultat de contraintes budgétaires ?

De compétence provinciale, l’enseignement supérieur est sous la responsabilité du Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS). Toutefois, traditionnellement le gouvernement canadien contribue au financement de l’enseignement supérieur via des transferts aux provinces. Variables au fil des ans, ces transferts ont subi des coupures drastiques au cours années 90, coupures transmises aux universités via la baisse de leurs subventions en provenance du MELS.

Reconnus au tournant des années 2000, les problèmes budgétaires des universités donne lieu à un certain réinvestissement. Il prend deux formes : augmentation graduelle - de plus en plus associée à des cibles - de l’enveloppe globale destinée aux universités et augmentation des subventions « ciblées » (recherche et infrastructures) principalement en provenance du gouvernement fédéral. Pourtant les budgets qui augmentent ne répondent pas aux besoins découlant de l‘augmentation des effectifs étudiants et des attentes croissantes à l’égard des universités, notamment en terme de recherche et de retombées économiques.