Pas de crise : Un hypergénocide

Vendredi 13 février 2009

Capitalisme cannibale et économie eugénique

L’infrastructure économique qui a conduit à la pseudo-crise actuelle n’est pas la construction du Saint-Esprit : elle résulte, au plan conceptuel, de la systématisation de l’exploitation de l’homme par l’homme et d’une stratégie apparemment simpliste, mais de fait savamment concoctée, du déplacement de la production dans des zones de main-d’œuvre exploitable. Elle a pris pour nom « mondialisation de l’économie », mais son inséparable siamois est la mondialisation de la pauvreté par écroulement des infrastructures nationales de production. La volonté ferme de mondialiser est de même nature en matière d’économie et de pauvreté : il s’agit de deux objectifs complémentaires.

Mais des objectifs pour atteindre quelle cible ?

Savamment accompagnée d’une (nouvelle) déréglementation apocalyptique de l’économie parallèle, celle de la spéculation boursière, la pseudo-crise vise en réalité bien plus que cela.

Outre l’hyper-concentration de la richesse qui accélère la mondialisation de la pauvreté, elle prévoit l’élimination pure et simple d’une partie de la population mondiale : la cible est l’hyper-génocide.

Les prédateurs du capitalisme génocidaire se considèrent en effet comme les élus d’une race supérieure désignée pour survivre : l’économie qu’il pratique devrait logiquement être appelée « économie eugénique ».

Je vois soudain se dresser les sourcils des incrédules…

La théorie du complot ?!!!

Il n’est cependant qu’à analyser (posément et en se sentant pas impliqué du tout…) le sort mondialement infligé aux populations les plus vulnérables du continent africain pour capter les prémices de l’hyper-génocide. Nous en laissons « crever » là par millions tandis que nous siphonnons allègrement leurs richesses !

Indéniable !

Il suffit également de se remémorer la doctrine malthusienne de l’ex-président Bush et l’adhésion de nombreux scientifiques à cette théorie de la surpopulation mondiale.

L’un des exemples de l’application à peine masquée de la doctrine malthusienne est l’inaction présidentielle états-unienne à la suite de l’ouragan Katerina : que des noirs subissent les foudres divines n’était, aux yeux de Bush, que preuve irréfutable de leur existence surnuméraire. L’étalement de cette croyance s’est fait avec telle indécence qu’il a fallu faire semblant de corriger le tir. Mais faire semblant a largement suffi.

Il y a donc, sauf les résistances des réels défenseurs du développement durable, peu de discours fort sur la démonstration aisée que la théorie de la surpopulation mondiale découle directement de l’exploitation de l’homme par l’homme et de ses véhicules, le capitalisme cannibale et l’économie eugénique.

Une terre juste, équitable, partagée, respectée accueillerait sans problème et harmonieusement toutes les populations présentes et à venir.

Le capitalisme cannibale et l’économie eugénique ont pour mission d’en exterminer les éléments les plus démunis.

L’homme a l’homme déchu.