La première priorité : l’emploi.

Vendredi 13 février 2009

La première priorité : l’emploi.

Étudions les périodes de surplus et celle des déficits des États au cours de l’histoire. On verra que les déficits, les récessions et les crises, ont lieu lorsque le chômage est plus élevé et que les surplus se présentent immanquablement lorsque les gens sont au travail. C’est tout simple et normal. C’est peut-être " trop " simple ? Ce sont toujours les créations d’emplois, qu’ils proviennent du Privé ou de l’État, qui nous sortent des récessions. En temps de crise, le privé s’écroule. C’est donc à l’État que revient la tâche de créer des emplois et de stimuler l’économie de toutes les façons possibles.

Les trois paliers gouvernementaux agissent séparément avec des ornières. On fait des calculs refermés sur soi-même et il devient évident qu’un investissement va se traduire par l’augmentation de son déficit personnel. On procèdera à des rationalisations qui ne feront qu’exacerber la crise ! Les dépenses des gouvernements n’engendrent pas des déficits ! C’est tout le contraire. Les trois paliers gouvernementaux doivent agir de façon concertée. Il faut regarder l’impact d’une création d’emploi sur l’ensemble ainsi que l’effet direct sur la consommation et le privé, pour réaliser qu’un emploi créé représente un surplus budgétaire et non un déficit. Un travailleur devient un contribuable au lieu de dépendre de l’État pour sa subsistance. À première vue ça peut avoir l’air de déficits, mais l’argent roule ! Le problème est que les interventions gouvernementales faites en vue de nous sortir des crises sont trop timides et prennent trop de temps à être appliquées ! De toute évidence, nous ferons face à des déficits, mais c’est seulement parce que les mesures prises vont créer moins d’emplois que ceux qui sont ou seront perdus ! Et l’on arrive faussement à la conclusion que les investissements publics créent des déficits ! Un État responsable devrait constamment avoir une liste de priorités, pour améliorer les infrastructures, la compétitivité etc. mise à jour régulièrement, de différents projets préalablement approuvés aux trois paliers, qui pourraient être actionnés et mis en marche au moindre signe de faiblesse de l’économie. Ce rôle keynésien des administrations publiques devrait être appliqué, pas seulement en temps de récession ou de crise, afin d’assurer, en tout temps, le niveau maximal de l’emploi. Mais pour pouvoir agir ainsi, c’est l’État qui doit reprendre la manette de contrôle sur l’économie.

La cause initiale de la crise.

Il faut se poser la question : QUI avait la RESPONSABILITÉ d’assurer la stabilité économique ? Les États ont transféré cette responsabilité aux BANQUES CENTRALES à la fin des années 70s !!! Puisque celles-ci avaient aussi la responsabilité de maîtriser l’inflation, elles ont dû maintenir les taux d’intérêt artificiellement plus élevés que nécessaire, pendant un quart de siècle, réduisant ainsi l’accès au crédit tout en imposant un frein à la création d’emploi. Le US Bank prime loan, pendant 30 ans de taux élevés, a privé une couche importante de la population de l’accès à la propriété. Ces taux ont enfin été réduits à compter de 2001 et maintenus très bas jusqu’au début de 2004. Le crédit, rendu beaucoup plus facile, a permis l’accès à la propriété à tous ceux qui en avaient été privés pendant 25 ans. Ce fut le raz de marée ! Pourquoi blâmer les banques commerciales de bien gérer leurs actifs en allant chercher un meilleur rendement ? Ce sont les banques centrales qui ont permis un tel "climat d’euphorie". Ce sont aussi ces mêmes banques centrales qui ont ensuite beaucoup trop relevé les taux d’intérêt, provoquant le ressac, la tendance inverse, les défauts de paiement, la crise. Il faut donc replacer dans leur contexte les décisions des banques commerciales. C’est trop facile de blâmer et de qualifier, après coup, leurs décisions exagérées. Mais, dans le temps étaient-elles vraiment exagérées ? C’est bien vu pour l’État et sa banque centrale de trouver des coupables, pour clore le dossier et pour éviter de devoir en assumer l’ultime responsabilité. Les banques centrales ne rendent pas public certaines de leurs études ou les nombreuses critiques démontrant les graves lacunes de tant faire varier les taux d’intérêt. Elles ne veulent surtout pas donner une ouverture à un débat public là-dessus, car cela ferait la démonstration qu’elles sont la cause première de la crise actuelle. Une baisse des taux prend tellement de temps avant d’agir de façon significative sur l’économie ! C’est une gestion aveugle. Il faudra plus tard augmenter les taux pour provoquer le phénomène inverse… mais quand le faire ? Un vrai jeu du hasard !!! Le plus grave c’est que ça complique inutilement la bonne planification à long terme que nous devons tous faire, autant pour l’État, le Privé ou les individus. Je dois admettre que, même si je critique le trop grand pouvoir donné aux banques centrales depuis 30 ans, jamais j’aurais pensé voir un tel effondrement des économies mondiales. Pourquoi ?… Parce que jamais j’aurais pu imaginer tellement de myopie de leur part, de ne pas avoir compris le raz de marée, et de ne pas avoir vu venir le ressac.

Les vérités fondamentales.

(Une récession n’est que le reflet d’un système défaillant).

Le taux d’intérêt, dans toute économie, devrait représenter l’élément de stabilité par excellence. Le niveau des taux d’intérêt détermine le niveau de l’activité économique. La stabilité des taux d’intérêt est la base de la stabilité économique. La stabilité économique permet la meilleure planification à long terme.

L’inflation affecte directement le niveau des taux d’intérêt. L’inflation peut être contrôlé au moyen d’un simple consensus social au niveau des revenus, pour remplacer le frein monétaire pénalisant et aveugle des banques centrales. Cela permettrait de leur enlever la manette de contrôle sur l’économie et de la remettre entre les mains de l’État, qui pourrait enfin reprendre le rôle keynésien qu’il avait au cours des 30 années glorieuses se terminant dans les années 70.

Le niveau des taux d’intérêt, libéré du risque inflationniste, peut être maintenu très bas et stable, favorisant le niveau maximal de l’emploi, un plus grand accès à la propriété, un gage de surplus budgétaires pour l’État, une santé économique et financière à tous les niveaux.

Les années glorieuses seraient encore plus glorieuses. L’on sortirait très vite de la crise et non les 5 années estimées par les banques centrales, ce qui arrivera malheureusement si on leur laisse la manette.

La liberté d’entreprise, le capitalisme, le privé, doivent représenter le fondement de l’économie. La recherche de profits représente la vivacité, le moteur de l’économie, s’ajustant aux besoins de tous. Les États doivent assurer la protection de cette fondation, l’encourager, lui simplifier la vie, protéger les plus faibles, les travailleurs, les consommateurs, assurer le niveau du plein emploi, réduire les écarts de richesse, assurer la sécurité, la justice, l’accès aux soins, à l’éducation etc.