LA DETTE PUBLIQUE : FARDEAU DES GENERATIONS FUTURES ?

Mercredi 20 janvier 2010

Des énoncés de « bon sens » assenés comme paroles de vérité incontestables mais qui représentent néanmoins d’importantes erreurs de raisonnement en économie, le débat sur les finances publiques en fourmille. Un exemple parfait de ce type d’énoncé nous est fourni par l’affirmation, entendue à satiété, selon laquelle ce qui n’est pas bon pour un ménage (l’endettement) est nécessairement mauvais pour une nation. Pour montrer la fausseté de cet énoncé, nous publions cet article rédigé par deux économistes français, qui est la version actualisée d’un texte déjà paru dans la revue Alternatives économiques en novembre 1997. L’article est reproduit avec l’aimable autorisation de F. Vergara, qui est, avec B. Guerrien, l’un de ses co-auteurs. Ces derniers montrent avec clarté le caractère erroné de cette fausse idée reçue qui consiste à penser que la logique d’un grand ensemble, comme une société, est identique à celle de ses composantes, c’est-à-dire les individus, raisonnement fallacieux (aussi appelé "sophisme de composition") que plusieurs économistes, dont Keynes, ont mis en évidence.

On consultera avec profit, sur le thème des finances publiques, mais également sur d’autres questions économiques, les sites internet de ces deux auteurs aux adresses suivantes :

http://bernardguerrien.com/index.htm/ ;

http://www.fvergara.com/index.htm/