Finances publiques : Le monde euclidien des économistes – et l’autre

Dimanche 23 février 2014

J’ai gagné le prix en sciences et mathématiques de ma promotion d’école secondaire, et c’était une bonne école. À l’âge de 17 ans, j’ai néanmoins pris la décision de poursuivre mes études dans un programme généraliste qui ciblait les grands auteurs et une approche pédagogique qui prônait le dialogue plutôt que la déduction. Par la suite, j’ai quand même pu me faire le plaisir de lire, pendant mes années dans ce programme d’études, l’œuvre complète des Éléments d’Euclide et des Coniques d’Apollonius. Plus tard, j’ai croisé le fer avec La géométrie de Descartes et les Principia mathematica de Newton, livre le plus difficile que j’ai confronté dans toute ma carrière. J’ai fait mon doctorat sur L’Almageste de Ptolomée et sa démonstration de deux façons d’expliquer comment le soleil tourne autour de la terre… Plus tard, dans mon enseignement, et sans diplôme en mathématiques, j’ai mis mes étudiants en contact avec La théorie de parallèles de Lobachevski et la Science absolue de l’espace de Bolyai, montrant qu’Euclide semblait avoir tout faux, et les Essais sur la théorie des nombres de Dedekind (j’ai même fourni un complément à sa présentation).

http://www.harveymead.org/2014/01/30/finances-publiques-le-monde-euclidi...